Nadine Hecke

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Psychologue clinicienne depuis 14 ans, j'ai exercé en libéral auprès d'adultes d'adolescents et d'enfants. J'ai reçu à mon cabinet des personnes souffrant de dépression, de souffrance au travail, d'anxiété ... J'ai développé une écoute en cabinet mais aussi téléphonique car parfois, c'est dans l'...
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Le contexte actuel

Le contexte de la crise sanitaire que nous vivons en ce moment, à savoir une pandémie, un confinement pour éviter la contagion et la contamination des plus vulnérables, tend à générer chez tout un chacun des manifestations d'angoisse qui peuvent revêtir différentes formes.

Tout d'abord, le contexte est inédit, ou en tous cas jamais vu dans notre société marquée par la mondialisation. Depuis un certain temps, une prise de conscience écologique, l'idée d'une troisième révolution, d'un mouvement vers l'extinction des espèces qui peuplent notre terre tend à s'immiscer dans la conscience collective.

Des mouvements plus ou moins optimistes s'affrontent et personne ne peut se targuer de ne pas se sentir concerné. La toile de fond qu'elle soit économique, écologique, politique se vit donc sous l’égide d'une forme de peur, la peur de l'avenir, du changement, de la perte de repères.

La prolifération d'un virus à l'échelle mondiale, le Coronavirus, vient faire irruption dans la conscience de chacun. En effet, la contagion est une peur ancestrale qui vient raisonner aujourd'hui avec une effraction dans le réel, ce n'est plus l'imaginaire qui vient nous titiller mais bien une situation sanitaire très inquiétante et perturbante qui nous rappelle les pires films de science fiction.

L'artillerie lourde est lancée, elle vient surajouter au contexte. C'est tout notre environnement qui se voit modifié, nos repères. Les masques, les combinaisons, les alertes sur chaque chaîne d'informations en continu, nous rappellent sans cesse ce que nous sommes en train de vivre. Le vocabulaire de nos politiques évoque la guerre, on voit défiler sur les écrans de télévision les soldats du secteur sanitaire, des mots raisonnent comme le confinement, le couvre-feu, le combat, les pertes humaines et tout ceci contribue à générer un contexte plus qu'anxiogène.

Les différentes façons de réagir

Face à cela, il y a plusieurs manières de gérer la situation.

D'abord il y a ceux qui opèrent un mécanisme inconscient de Déni. Ils se sentent intouchables, la maladie ne peut pas les atteindre, ils se sentent à distance de ce qui se vit. Ces derniers sont les plus heureux, tant que le mécanisme tient, pas de prise de contact avec la réalité, ils estiment qu'on en fait trop et que cette petite "gripette passagère" va s'arrêter. Le souci du déni, c'est qu'il peut faire prendre des risques aux individus qui le "pratiquent". C'est le cas des jeunes ou moins jeunes qui ne se sentent pas concernés par la situation, poursuivent tant qu'ils le peuvent leurs activités, défient la loi et tentent de contourner les interdits se sentant tout puissants.

Pas loin derrière il y a ceux qui tendent vers un processus un peu paranoïaque, ici aussi c'est une manière de se défendre face à la violence de la situation. Ils cherchent dans les faits qui demeurent "incroyables" une solution, une justification qui va toujours à l'encontre du sens commun. Ceux-là vont se réfugier dans une quête de coupables, les hommes d'état n'ont pas fait ce qu'il fallait, il n'y a pas assez de masques, le virus a été créé par l'être humain pour des raisons obscures, on nous ment... Même s'il peut y avoir une part de réalisme dans ces projections, et si l'esprit critique est toujours de rigueur, parfois la persécution ressentie va à l'encontre du raisonnable. Ce mécanisme de défense est aussi assez opérant pour celui qui le "pratique" .Cela détourne le coupable, évite de se laisser déborder par l'angoisse et permet de trouver un bouc émissaire, un responsable toujours préférable à un virus si impalpable. Le mécanisme fonctionne à condition que la paranoïa ne prenne pas une dimension pathologique  et nous fasse perdre pied avec la réalité.

Il y a ceux qui, conscients des mesures de précaution appliquent les recommandations mais gardent un regard septique et éclairé sur la situation. Ceu- là sont les plus apaisés psychologiquement, cette peur ancestrale que représente la contagion demeure assez endormie dans leurs fonctionnements psychiques. Ils calment leur mental en se concentrant sur des tâches quotidiennes, gestion des enfants, poursuite du télétravail, s'informent mais se tiennent à distance d'un trop plein d'informations anxiogènes.

Puis il y a ceux qui se laissent déborder par l'angoisse, ils déploient des stratégies de repli de plus en plus efficaces pour éviter de rencontrer l'autre. Souvent, l'angoisse dans ce contexte se manifeste par un sentiment d'oppression constant, lorsque la bouffée d'angoisse surgit, des manifestations somatiques telles que l'accélération du rythme cardiaque, les mains moites, l'impression de perdre pied avec la réalité et de ne plus pouvoir respirer viennent confronter ces personnes à un vécu terrifiant, d'autant que l'isolement qu'implique le confinement ne permet pas de sortir de cet état d'angoisse avec l'étayage de l'autre.

Les crises font douter, le COVID-19 est une maladie qui vient attaquer le système respiratoire, la crise d'angoisse vient se confondre avec les symptômes tant redoutés. Les tensions internes impliquent des douleurs musculaires faisant penser à des courbatures. On a peur de mourir étouffé, de ne pas s'en sortir. Les crises de claustrophobie sont réactivées par l'impossibilité de sortir de chez toi, ainsi tout prend de l'ampleur.

Les angoisses peuvent également se manifester par l'émergence de troubles obsessionnels compulsifs. En effet, tout le glossaire autour de l'hygiène des mains vient réactiver chez les personnes un peu fragiles, des rites de lavage intempestifs des mains, des aliments des objets avec une aversion et une angoisse pour la contamination plus que raisonnable.

Comment calmer l'angoisse

Quand les crises viennent prendre trop d'ampleur, il ne faut pas hésiter à venir partager cela avec un professionnel afin de reprendre contact avec la réalité et de dédramatiser la notion de crise. L'angoisse émergeante peut trouver réconfort avec un certain étayage et il ne faut pas se priver de demander de l'aide.

A part le recours à un professionnel, il peut être utile d'éviter de trop se confronter aux chaînes d'information en boucle qui ne sont pas bonnes conseillères en matière d'angoisse. D'autre part, il peut-être intéressant de se centrer sur une activité appréciée, telle que la peinture, la lecture, la cuisine... quelque chose qui vous sorte complètement du registre de la pandémie, des virus, et des angoisses de mort qui en découlent.

Bon nombre d'exercices de sophrologie, hypnose, méditation sont disponibles en ligne et permettent de s'extraire sans l'aide de quiconque de la boucle infernale que constitue la bouffée d'angoisse. Ces petits exercices ne viennent pas régler le fond du problème mais sont des aides efficaces pour se centrer dans l'ici et maintenant et calmer le mental en se concentrant sur le corps qui va bien, lui, malgré les signaux qu'il nous donne.

Enfin, entourez-vous (virtuellement) de personnes qui vous font du bien, vous font rire, vous changent les idées, il ne faut pas rester seul face à ces idée noires.

 

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