Johanna Godet

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Dépendance affective et pervers narcissique

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Au-delà d’un simple comportement dans le couple, la dépendance affective constitue un vrai trouble de la personnalité aussi appelé « personnalité dépendante ». Ce terme ne doit donc pas être utilisé abusivement en cas de jalousie ponctuelle par exemple. 

La dépendance affective concerne en moyenne 2% de la population française. De plus, les femmes ne sont pas les seules à en souffrir, les hommes étant aussi affecté que les femmes. 

Selon le DSM-5, manuel de référence en matière de diagnostic de troubles psychologiques, la personnalité dépendante est associée à toute personne présentant au moins 5 des symptômes suivants : 

  • Avoir du mal à prendre des décisions de la vie courante sans être rassuré ou conseillé de manière excessive par une autre personne
  • Avoir besoin que d’autres assument les responsabilités dans les domaines importants de la vie
  • Avoir du mal à exprimer un désaccord de peur de perdre soutien et approbation
  • Avoir du mal à initier des projets ou à faire des choses seul
  • Chercher à outrance le soutien et l’appui d’autrui, au point de faire volontairement des choses désagréables
  • Se sentir mal à l’aise ou impuissant en étant seul, de peur d’être incapable de se débrouiller
  • Chercher urgemment une nouvelle relation lorsqu’une autre relation vient de se finir
  • Etre préoccupé de façon irréaliste par la crainte d’être laissé à se débrouiller seul

Plus globalement, la personne dépendante a besoin d’autrui pour exister et a une tendance à se dévaloriser, à ne pas prendre conscience de ses propres forces et de ses facultés, même pour des actions simples de la vie courante. 
L’autre est perçu en quelque sorte comme le sauveur, comme un aidant indispensable. 

Il faut donc bien distinguer un comportement normal comme l’envie de partager des moments avec son conjoint, de vouloir être en couple, d’être jaloux lorsque le contexte le justifie et un comportement plus excessif traduisant une impossibilité d’agir, de prendre des décisions et de vivre seul.

Généralement, les dépendants affectifs ont tendance à être en suradaptation à l’autre, à se rallier à ses idées, à son fonctionnement, même si cela est contraire aux idéaux et aux valeurs de la personne concernée. 

La peur du conflit, le besoin de continuer à plaire pour garder l’autre près de soi devient alors la préoccupation première du dépendant.  A noter qu’il ne cherche pas tant à l’avoir pour lui tout seul comme quelqu’un de jaloux, mais l’important est pour lui de savoir qu’il est là et restera toujours là pour lui. 

C’est cette notion de durabilité de la relation qui va importer, quel que soit le comportement du conjoint, même si ce dernier se montre odieux et trompe la personne concernée.

Les personnes souffrant de dépendance affective sont d’autant plus enclin à être victime d’un pervers narcissique au cas où une telle rencontre peut avoir lieu. 

Qui est le pervers-narcissique ? 

Le pervers narcissique est aussi connu sous le nom de manipulateur. Plus qu’un simple comportement ponctuel, il s’agit là aussi d’un trouble de la personnalité. 

A l’image de la bipolarité dont le terme a été utilisé relativement abusivement au moindre comportement déplacé ou d’humeur négative, la perversion narcissique est devenu à tord un terme à la mode, qui a trop fait les gros titres. 
Heureusement, comme pour les dépendants affectifs, ils ne constitueraient que 2 à 3% de la population. Ne voyez donc pas un pervers-narcissique derrière chaque homme et chaque femme. 

Malgré tout, cette personnalité étant relativement destructrice pour l’entourage, il est important d’apprendre à le reconnaître pour mieux le comprendre et l’appréhender. 

Ce trouble de personnalité touche également tant les hommes que les femmes. Contrairement à d’autres pathologies, elle n’est aucunement handicapante au quotidien. C’est pourquoi les pervers-narcissiques sont parfaitement intégrés dans la société. 

Ils sont généralement très charismatiques et très intelligents et présentent pour la plupart une belle réussite professionnelle. 

Si certains troubles se généralisent à toute la vie du sujet, le comportement du pervers-narcissique n’est pas adopté de façon générique à toute personne qu’il côtoie ou qu’il rencontre. Il se montre manipulateur en général avec seulement un ou quelques personnes précises, souvent un collaborateur pour un patron, un enfant pour un parent, ou encore un conjoint. 

Par sa nature perverse, il ressent du plaisir, de l’accomplissement à détruire l’autre. Son charisme peut amener à penser qu’il est extrêmement confiant mais cela n’est qu’une illusion. Cette attitude destructrice permet de reprendre le contrôle et de palier à une image dévalorisé de lui-même. En tant que « narcissique » au sens psychiatrique du terme, il a besoin de redorer son égo pour avancer. 

Comment lui faire face ?

Tout pervers-narcissique a un fonctionnement relativement organisé, une forme de méthodologie, tant dans ses actions que dans son langage avec la personne à qui il s’en prend. 

En privé, après une phase de survalorisation de l’autre, de compliments, de soutien, il entame une phase de destruction progressive. Cela commence par des critiques de plus en plus fortes et de plus en plus ciblées en fonction des réactions de la personne concernée. 

Mais loin de provoquer un dégoût, un éloignement de la personne, généralement il parvient à culpabiliser l’autre puis par moment à réadopter des phases de gentillesse et de bienveillance apparente, ce qui le maintient près de lui et non contre lui. 

La personne concernée finit souvent par penser qu’au fond le pervers-narcissique ne veut que le meilleur pour lui et cherche à le faire réagir dans le bon sens.

 
Comment réagir quand on est sous le coup d’un pervers narcissique ?  
 

A force de dévalorisation, d’attaques, la personne peut être amenée à perdre significativement confiance en elle. 

Par conséquent, plusieurs symptômes peuvent apparaître à long terme comme la perte de l’estime de soi, des angoisses et de la dépression avec auto-agressivité. 

Ainsi, si vous pensez être en contact avec un pervers narcissique (qui n’est donc pas uniquement une personne au fort caractère comme nous l’avons évoqué ci-dessus mais dont le comportement est spécifique), il est recommandé si cela est possible de vous en éloigner. 

Lorsqu’un éloignement est impossible, il faut commencer à se défaire de ce lien nocif. Pour ce faire :

  • Identifier son fonctionnement, sa méthodologie et prenez de la distance face à ses paroles. Ne vous remettez pas systématiquement en question en vous portant la faute. Comprenez que ce sentiment de culpabilité vient de lui et au besoin demandez conseil à un tiers si vous avez un doute. 
  • Communiquez en réduisant les échanges à leur minimum et ne lui donnez plus aucune information personnelle (détails du passé, partage émotionnel), qui risquerait ensuite d’être réutilisées à votre encontre dans un but de manipulation.
  • Ne vous justifiez pas lorsque vous émettez un avis opposé au sien car votre parole vaut autant que la sienne et trop d’arguments consisterait à se placer en position d’infériorité, ce qui ne doit plus être le cas.
  • S’il vous critique, vous dévalorise, ne devenez pas sa victime car cela nourrirait alors son égo. A l’inverse, précisez juste que vous ne partagez pas son point de vue, sans apporter plus d’informations.

Surtout, n’essayez jamais de changer un pervers-narcissique car son fonctionnement psychique fait qu’il n’est pas en mesure de se remettre en question. Vous devez en revanche réapprendre à prendre soin de vous. 
 

Lorsque l’emprise a duré longtemps, les victimes de pervers-narcissiques ont souvent besoin d’une thérapie pour se déculpabiliser, pour comprendre que le comportement problématique ne vient pas d’eux et surtout pour retrouver confiance en eux.
 

Thérapie

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