La dépendance affective : l’art de souffrir en amour | Communautel

Flavie VALRIVIERE

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La dépendance affective : l’art de souffrir en amour

Dépendance affective

Nous sommes tous dépendants, nous avons tous besoin de quelque chose. Lorsqu’il s’agit d’un besoin affectif, les relations sociales et amoureuses sont en jeux. Elles peuvent entraîner des comportements pathologiques dont la dépendance affective. En quoi consiste cette dépendance, quels sont ses mécanismes ?

La dépendance affective est une recherche pathologique de satisfaction du besoin d’être aimé, elle comporte toujours une dimension de négation de sa propre personne. Elle est pathologique lorsqu’il y a une souffrance.

Elle peut puiser sa source dans l’enfance et les expériences vécues. Lorsque l’enfant se trouve confronté à un ou des parents carents, son développement psychique peut s’en trouver affecté. La construction de son autonomie est ralentie, la confiance en lui et en l’autre est amoindrie tout comme l’estime de soi. Ainsi, il se retrouve en difficulté lorsqu’il doit construire une relation avec autrui. Mais attention, les parents ne sont pas obligatoirement en cause, il n’y a pas de lien de cause à effet entre dépendance affective et relation avec les parents. Certains dépendants affectifs n’ont manqué de rien durant l’enfance. A contrario, une personne ayant eu des manques affectifs ne devient pas obligatoirement dépendante affective.

 

Attachement vs Dépendance

Il y a une différence entre le lien d’attachement créé durant l’enfance et celui mis en place dans une relation amoureuse. Dans la relation amoureuse il n’y a pas de véritable dépendance, alors que l’enfant est dépendant de ses parents pour satisfaire ses besoins de base (faim, soif, amour,...). Pour cette raison le lien amoureux est fragile, car jamais acquis définitivement et peut générer de l’insécurité.

La relation d’attachement durant l’enfance est unilatérale, puisque seul l’enfant est dépendant de ses parents. Il met donc en place des stratégies d’adaptation pour ne pas perdre la personne dont il dépend.

Après l’enfance, d’autres figures d’attachement vont entrer en jeu et influencer le fonctionnement psychique et comportemental de la personne.

C’est donc tout au long de la vie que le rapport à l’autre se construit et se structure par l’intermédiaire de ce qu’on appelle les Modèles Internes Opérants. Ces MIO sont une structure psychologique mémorisant les expériences passées et établissant des comportements à adopter. Il est important de noter qu’on peut re-structurer un MIO. Par conséquent, un dépendant affectif peut travailler sur sa dépendance.

 

Mais être dépendant affectif au quotidien c’est quoi ?

C’est vivre régulièrement des angoisses obligeant la personne à mettre en place des comportements adaptatifs, autrement dit des mécanismes de défense.
Les 3 angoisses principales sont les suivantes:

  • L’angoisse de perte de l’autre
  • Le manque
  • La peur de l’abandon

Lors de l’angoisse de perte de l’autre, le dépendant va s’interdire d’exister pour laisser la place à l’autre. C’est sa manière à lui de ne pas prendre le risque de perdre l’autre.
Le manque est fonctionnel, il permet de prendre conscience que des besoins (faim, soif, affectifs,) doivent être assouvis. Ainsi, la personne en manque va chercher l’apaisement de ces besoins. Pour être bénéfique, structurant et créateur, ce manque doit rester supportable. Sinon, il se transforme en une angoisse obligeant la personne à modifier ses comportements pour s’apaiser. Par exemple, l’envoi très régulier de messages.

Dans la peur de l’abandon, la personne dépendante est convaincue qu’elle ne peut pas être aimée. Elle a, durant ses expériences passées, eu le sentiment qu’elle n’avait pas le droit d’exister. Une fois adulte, elle va tester l’amour de l’autre, pour s’assurer qu’il n’y aura pas d’abandon. La personne peut également reproduire le comportement qu’elle a subi enfant c’est à dire la situation d’emprise.

 

Les 3 principaux mécanismes de défense utilisés

Une relation saine est faite d’ambivalence avec d’un côté l’attachement et de l’autre des ressentis négatifs empêchant l’idéalisation du partenaire. La dépendance affective est signe d’un déséquilibre de cette ambivalence attachement / haine. Cela signifie que l’un est plus présent que l’autre. Ce déséquilibre est un mécanisme de défense qui peut se manifester sous plusieurs formes telles que la fusion, l’idéalisation et l’indépendance. Ces comportements sont présents dans tous types de relation (mère/enfant, amoureuse, amicale...).

La fusion mère/enfant commence lorsque l’enfant est à l’état de fœtus. On parle d’interpénétration psychique pour caractériser cet état qui laisse peu de place à l’individuation. Autrement dit, l’enfant, va créer son identité au-travers de celle de la mère et ne jamais apprendre qu’il peut être différencié d’elle. Ne faire qu’un permet de se prémunir de la perte de l’autre. L’objectif de la fusion peut aussi être de combler la mère. Adulte, il pourra être à la recherche de ce type de relation.
Ici, nous donnons l’exemple de la mère, mais la figure d’attachement avec laquelle il y a eu fusion peut-être une autre personne. Il est bon de préciser que les parents ne sont pas obligatoirement la cause d’une dépendance affective. Elle peut venir de diverses expériences vécues. 

L’idéalisation est l’attribution de caractéristiques positives à l’autre. Les mauvais côtés sont niés au profit des bons. Au début d’une relation ce processus est normal. Il permet de renforcer l’attachement. Cependant, sa persistance dénote une dépendance affective. En effet, l’être attaché, s’estime heureux d’être aimé par cette personne qui est idéale. Cette relation lui permet de se valoriser : aime-moi pour que je m’aime.

Etrangement, la dépendance affective peut également se manifester sous les traits de l’indépendance et donc d’un profond détachement. L’objectif étant de nier le lien de dépendance à l’autre qui est angoissant et vécu comme dangereux. Il vit également, la relation d’attachement comme une honte ce qui l’incite d’autant plus à s’en détacher.

 

Finalement, le dépendant affectif attend de l’autre qu’il remplisse un vide affectif. Mais est-ce vraiment son rôle ?

 

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